L’être humain possède cinq sens dit « vestibulaires »:  la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat et le goût. Cinq seulement ? Pas si sûr… la communauté scientifique admet aujourd’hui quatre nouveaux sens  jusqu’alors méconnus. Ceux-ci ne seraient pas externes mais internes et seraient déclenchés par des neurones multi-isensoriels qui captent l’environnement dans sa complexité.

UNE PERCEPTION COMPLEXE DE L’ENVIRONNEMENT

C’est pour cette raison par exemple que l’ouïe ou le gout sont conditionnés par la perception visuelle. A priori, les sens sont interdépendants.

La preuve avec une expérience d’une simplicité enfantine. Il s’agit de proposer à un panel de volontaires deux biscuits de confection identiques mais dont l’un a été préalablement coloré en rose et l’autre en vert. 90% des interrogées seront persuadés d’avoir dégusté un biscuit parfum fraise ou framboise et l’autre pistache!

Le fait de parvenir à distinguer les paroles d’une personne au sein d’un environnement bruyant, en observant ses traits et les mouvements de sa bouche est aussi un excellent exemple de la confluence des sens dans la perception.

LES SENS INTERNES

La vue, l’ouïe, l’odorat, le gout et le toucher sont donc de véritables portes, ouvertes sur le monde. Mais en réalité l’Homme possède d’autres ressources pour capter et comprendre ce qui l’entoure.

La proprioception : savoir où se situent nos propres membres

Il s’agit de capacité à détecter la position des différentes parties du corps et des organes dans l’espace, sans utiliser la vue. Celle-ci peut être altérée par l’alcool, certains médicaments ou les crises d’épilepsie.

L’équilibrioception : maintenir son équilibre

Le fait d’avoir conscience d’être penché, même dans le noir témoigne d’un bon fonctionnement de l’oreille interne.

La thermoception : ressentir les températures

C’est la sensation non douloureuse de chaleur ou fraîcheur qui est appréhendée grâce à des récepteurs cutanés situés dans l’épiderme.

La nociception : connaitre la douleur

Le sens algique par excellence dont la fonction est principalement  défensive. Il permet au système nerveux d’intégrer le stimulus de la douleur grâce aux nocirécepteurs cutanés, musculaires ou articulaires.

L’HOMME AUGMENTÉ?

Deux autres sens s’ajoutent parfois, utilisés par certaines personnes ultra sensibles mais très utilisés dans le règne animal :
l’électroception (la capacité à percevoir les champs électriques) et la magnétoception (la capacité à percevoir des champs magnétiques).

Enfin, l’écholocation est l’aptitude, dérivée de l’ouïe à évaluer la distance d’un obstacle par la seule perception de la vitesse de réflexion (ou de réémission) d’un son. Celle-ci est présente chez le dauphin, la chauve-souris mais est aussi développée par certains aveugles qui l’utilisent à différents degrés pour se diriger dans l’espace. Cette possibilité résulte de la réorganisation des connexions neuronales dans l’aire théoriquement dédiée à la perception visuelle.

Preuve en est que le cerveau humain n’est exploité qu’à un très faible pourcentage !

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