Les neurotransmetteurs, également appelés neuromédiateurs sont des molécules chimiques qui permettent au message de se transmettre d’un neurone à l’autre par l’intermédiaire des synapses. Leurs rôles sont multiples et complexes : ils agissent entre autre sur la vigilance, le souvenir, le bonheur, le sommeil ou le stress. Le fonctionnement optimal des neurotransmetteurs permet de maintenir en équilibre les fonctions du système nerveux. Par analogie, la perturbation d’un ou plusieurs d’entre eux peut entraîner des troubles physiques et psychologiques.

Il est tout à fait possible d’obtenir le dosage des neurotransmetteurs grâce à un test urinaire ou sanguin. Cela permet de mettre en relation certains comportements avec une éventuelle carence.

Les neurotransmetteurs sont en grande partie déclenchés par des acides aminés précurseurs que l’on retrouve dans les aliments. Il suffit parfois de régler les apports en certains nutriments pour éviter les médicaments de synthèse, notamment dans le cas de dépressions ou de troubles de la concentration !

A LA DECOUVERTE DES NEUROTRANSMETTEURS 

  • L’acétylcholine, garante de la mémoire

Elle se se charge d’activer les neurones moteurs et permet d’améliorer les capacités cognitives (concentration, mémorisation, raisonnement logique..).

Elle  est synthétisée à partir de la choline, nutriment essentiel généralement rangé dans la classe des vitamines B et de la forme active de l’acide pantothénique (vitamine B5).

Carence :  la maladie d’Alzheimer est liée à un déficit d’acétylcholine. Les  personnes qui souffrent de ces pathologies ont une perte d’acétylcholine dans le cerveau qui peut aller jusqu’à 90%.

Apports alimentaires : les meilleures sources de cholines sont  le jaune d’oeuf, la viande, le foie, le soja, le germe de blé, les crucifères et les céréales complètes.

Les neurotransmetteurs du début de journée : dopamine et noradrenaline. 

  • La dopamine, élan et propulsion

Elle permet le mouvement musculaire, la croissance des tissus, le fonctionnement du système immunitaire et la sécrétion de l’hormone de croissance. Les réseaux dopaminergiques  sont liés à la motivation, l’exploration la curiosité, la recherche du plaisir et du bonheur.

Carence : la baisse d’activité des neurones dopaminergiques entraîne une diminution du mouvement spontané, une rigidité musculaire et des tremblements (Parkinson) mais aussi la diminution de l’activité motrice, de l’initiative, de l’élan spontané et des états de dépression mélancoliques.

Apports alimentaires : la phénylalanine et la tyrosine sont deux acides aminés précurseurs de la dopamine. Ils se trouvent notamment dans le canard, la dinde, l’oeuf et certains fromages frais (cotage cheeese).

  • La noradrenaline : l’assimilation et la récompense

Elle régule les hormones qui gèrent la fertilité, la libido, l’appétit, le métabolisme et elle module  l’attention et  l’apprentissage notamment grâce aux signaux de récompense.

Carence : la baisse ou la perturbation de la synthèse de noradrenaline peuvent faire apparaître des troubles psychologiques (repli sur soi, détachement, démotivation, dépression) et une baisse de la libido.

Apports alimentaires: mêmes aliments que la dopamine, associés à des co-facteurs (fer, caféine..).

→ Pour favoriser la libération des neurotransmetteurs de la motivation et de l’éveil, une alimentation riche en protéines est appropriée au petit déjeuner et au déjeuner.  

Les neurotransmetteurs de la fin de journée : sérotonine et GABAs

  • La sérotonine : apaisement et sérénité

Elle joue un rôle fondamental dans  la coagulation sanguine, l’apaisement, la sensibilité aux migraines et surtout la préparation au sommeil (la sérotonine est utilisée par le cerveau pour fabriquer, la mélatonine qui crée l’endormissement).

Carence : des taux de sérotonine trop bas favorisent l’impulsivité, l’irritabilité, l’agressivité, voire dans les cas extrêmes aux tendances suicidaires. Les addictions au sucre, les fringales peuvent également être causées par un déséquilibre de la sérotonine.

Apports alimentaires : la sérotonine est synthétisée à l’aide d’aliments riches en tryptophane riches en oméga 3, en magnésium et en glucides complexes (avocat, fromage, poulet, canard, fromages frais, flocons d’avoine..).

  • La GABA : relax, max !

Elle favorise le calme, la relaxation, diminue la tonicité musculaire et le rythme cardiaque, réduit les convulsions de l’épilepsie et contrôle l’anxiété.

Carence : un niveau bas de GABA entraîne des difficultés d’endormissement, de l’anxiété.

Apports alimentaires : il est nécessaire de consommer des aliments à Index Glycémique bas fournissant de la glutamine, l’acide aminé précurseur du GABA. Parmi les aliments à privilégier: les amandes, l’avoine complet, la banane, le blé complet, le brocoli, les noix, les lentilles, le son de riz, le flétan.

→ Pour  favoriser la libération des neurotransmetteurs de la relaxation, de l’apaisement, une alimentation riche glucides complexes est appropriée à partir de 16-17h. 

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