Un travail musculaire optimal nécessite de mettre en place certains paramètres. La concentration en est un: l’amélioration de la connexion entre le cerveau et le muscle permet  d’obtenir un recrutement des unités motrices (plus petite unité contractile du muscle) plus efficient.

LE CORPS HUMAIN EST NATURELLEMENT ECONOME 

Le corps mets sans cesse en place des stratégies pour dépenser le moins d’énergie possible afin de maintenir certaines constantes (température, débit cardiaque, pression artérielle…) dans des valeurs stables et normales. Ces régulations, garantes de l’homéostasie, s’opèrent grâce au système nerveux autonome par l’intermédiaire des glandes endocrines).

C’est le cas par exemple lors des mouvements du quotidien qui impliquent principalement des contractions concentriques, peu couteuses (schématiquement lorsqu’il y a rapprochement des points d’insertions et raccourcissement du muscle). Au cours d’une séance d’entrainement, le muscle pourra ainsi chercher naturellement à recruter le minimum d’unité motrices pour dépenser un minimum d’énergie.

LE PRINCIPE DE LA « RESERVE DE FORCE »

L’intensité peut être une première base de travail pour éviter cet effet. Plus un effort est intense, plus le nombre d’unité motrices recrutées est important. Mais même lors d’un effort maximal, il est impossible de recruter 100% des UM d’un même muscle : c’est ce qui s’appelle la « réserve de force ».

En effet, le  système nerveux protège l’intégrité physique grâce à l’organe tendineux de Golgi qui envoie une information à la moelle épinière pour inhiber la contraction du muscle qui pourrait être mis en danger par une mise sous tension trop importante. 

Il faut alors chercher à améliorer à la fois le recrutement intra-musculaire (contraction simultanée de toutes les fibres musculaires d’un même muscle grâce à certaines techniques d’entrainement )  inter-musculaire (contraction synergique des muscles agonistes / antagonistes en améliorant la technique) mais aussi la connexion esprit- muscle.

DOMPTER LES MUSCLES GRACE AU « MOMENT PRESENT »

Certaines zones du cortex moteur (qui contrôle nos mouvements) sont connectées aux glandes surrénales. Celles-ci libèrent des hormones catécholamines (noradrénaline et adrénaline) qui influencent notamment le débit cardiaque, la pression artérielle par le biais du système nerveux sympathique.

Ces portions sont de plus directement impliquées dans le contrôle de l’axe du corps et de la posture, expliquant de fait l’effe bénéfique des les exercices de recentrage du corps (Pilates, yoga, Taï-chi…) sur la gestion du stress.

Il en est de même pour est la contraction musculaire : l’implication est la clé : plus le mouvement est réalisé en pleine conscience, en visualisant non pas l’action mais le muscle que l’on souhaite recruter principalement et plus l’activation sera importante.

Une séance réalisée en ayant l’esprit ailleurs, en « pilote automatique », en étant absorbé par la musique, les aléas du quotidien voire pire, un écran peut ainsi donner des résultats très inférieurs à ceux escomptés.

Mais penser au mouvement, à la charge est un bon début mais malheureusement insuffisant : dans ce cas de figure, les muscles se contractent par obligation (soumis à une charge externe). Tout semble résider dans la visualisation du ou des muscles engagés : il faut donc appliquer une force supplémentaire, la « force interne ».

L’INTERET DE DEVELOPPER UNE METHODE PROPRE A CHACUN 

La performance est donc bien liée à une démarche psychologique et mentale particulière et volontaire. Plus la connaissance de la myologie est importante et plus il devient facile de connecter le corps est l’esprit.

Chaque personne étant différente et réagissant à des stimulus précis, il est indispensable d’élaborer ses propres méthodes. Si la base reste la concentration sur les muscles et leur contraction il existe quelques pistes complémentaires :

  • Visualiser les prochaines répétitions lors des temps de pauses
  • Imaginer le recrutement de chaque fibre contractile
  • Penser au trajet du message chimique allant du cerveau au muscle…

Tout ne se passe donc pas dans les muscles : prendre soin de son esprit, chercher à en comprendre et « maîtriser » son effet sur le corps est donc un excellent levier de progression !

 

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