Plus 200 millions de neurones sont présents au niveau de l’intestin.  Un véritable second cerveau, impliqué dans les émotions, l’humeur, la santé mentale, la vitalité….

Le système nerveux central est en interaction permanente avec le tube digestif par les voies nerveuses sympathiques (nerfs splanchniques), parasympathiques (nerfs vagues) du système nerveux autonome mais aussi par le microbiote, (anciennement appelé la flore intestinale), qui joue un rôle fondamental dans la communication cerveau / intestins en plus de ses fonctions métaboliques et immunitaires.

Les bactéries protectrices qui y résident sont souvent perturbées par le mode de vie occidental moderne (alimentation raffinée, toxiques biologiques de l’environnement, stress) contribuant à déclencher certains processus inflammatoires.

Certains troubles psychiques, le stress, les dépression, l’autisme mais aussi maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer…) ou métaboliques (l’hypertension, l’obésité, diabète ou certains cancers) pourraient trouver leur cause dans un déséquilibre du microbiote.

MICROBIOTE ET MOUVEMENT 

Des études récentes ont suggéré que des personnes pratiquant une activité sportive pourraient présenter un microbiote plus riche et plus équilibré que des personnes sédentaires.

Pour autant, ce lien n’est pas systématique et il est nécessaire d’en prendre soin car il existe un lien réel entre les performances et son équilibre. Les activités physiques intenses, pratiquées plusieurs fois par semaine perturbent l’homéostasie de l’organisme. Ces perturbations produisent notamment des changements dans la balance électrolytique et augmentent la perméabilité de l’intestin et le stress oxydatif.

Or, une muqueuse intestinale forte évite une fatigue chronique liée à une mauvaise absorption des nutriments. Elle rends aussi plus résistant aux de réactions de sensibilité ou d’intolérance, d’inflammations blessures à répétition, tendinites persistantes, infections récurrentes…) voire de burn out sportif.

Quelques stratégies à mettre en place :

  1. Réduire ou éliminer :

Les sucres raffinés et les farines blanches

Ils nourrissent en effet les mauvaises bactéries et favorisent leur prolifération, affectant l’équilibre intestinal. Pour autant, les édulcorants ne sont pas une valeur refuge. Les grands consommateurs produiraient moins d’hormones GLP-1 (Glucagon- Peptide), qui favorisent la sécrétion d’insuline et déclenchent la sensation de satiété. A terme, il peut y avoir un effet délétère sur le métabolisme et notamment sur la dégradation des glucide (risque accru de diabète).

Les antiacides

Le système digestif est conçu pour dégrader les aliments grâce à ses propriétés acidifiantes. La prise des médicaments réduisant l’acidité altère donc la diversité microbienne et rends l’estomac, le rendant plus vulnérables aux agressions.

Les boissons acidifiantes, l’alcool et le tabac

Le café, les boissons gazeuses, et l’alcool fragilisent le microbiote. La cigarette quant à elle, accroît les risques d’infection par Helicobacter pylori, une bactérie responsable de la maladie ulcéreuse, facteur de risque principal du cancer de l’estomac… elle favorise aussi la maladie de Crohn.

Les antibiotiques et les médicaments

Littéralement anti- vie (bio) :  ils détruisent donc les bonnes bactéries, responsables de la maturation du système immunitaire. Même si le microbiote est de nature résiliente, une prise continue ou trop systématique de médicaments peut entrainer des dérèglements parfois irréversibles.

Les OGM et protéines de basse qualité

Les aliments issus de filières extensives sont en grande majorité génétiquement modifiés et contiennent des quantités non négligeables d’antibiotiques et d’hormones.

  1. Intégrer :

Des herbes, des épices et des huiles spécifiques

Certaines herbes et épices modulent la flore intestinale en réduisant le nombre de bactéries pathogènes (cannelle, curcuma). D’autres sont considérés comme des antibiotiques naturels tels (ail, armoise, berbérine, extrait de pépins de pamplemousse, huile d’origan…).

La L-Glutamine

Contenue dans la viande, œufs, poisson, produits laitiers, céréales et légumes verts (persil, fèves, épinards…), cet acide aminé qui favorise la cicatrisation, la synthèse du glycogène et la récupération musculaire.  En cas de porosité intestinale, il est possible d’en ajouter à son alimentation sous forme de complément alimentaire en association avec de l’orme rouge et de la guimauve.

Des aliments lactofermenté

Ils sont riches en enzymes et en bonnes bactéries qui ensemencent la flore intestinale et agissent comme un protecteur.Certains produits font partie intégrante du quotidien : yaourts, vin, fromages, choucroute, sauce soja, pain au levain sont tous issus de ce procédé. Le Kefir et le Kombucha sont aussi d’excellentes option de boisson (y compris de l’effort) pour apporter ces enzymes naturellement.

Des pré et probiotiques

Les probiotiques sont des bactéries vivantes qui boostent le microbiote.  Les probiotiques quant à eux permettent de leur apporter l’énergie suffisantes pour qu’elles se multiplient. Une cure de prébiotiques peut être utile après une cure de probiotiques, afin de recoloniser la flore intestinale en bonnes bactéries.

  1. Adopter:

Le régime crétois  

Fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses…contiennent des fibres dont la digestion entraîne également la production de molécules qui aident à réduire le risque d’apparition des maladies inflammatoires et de diabète. Les oméga 3 doivent aussi être apporté en suffisance (poissons gras, huiles d’olive, de lin, de caméline, de tournesol oléique..).

Un bon filtre à eau

Le chlore contenu dans l’eau du robinet tue les bactéries contenues dans l’eau…et donc dans l’intestin, ne faisant aucune distinction entre les bonnes et les mauvaises. La meilleure option reste encore de boire une eau faiblement minéralisée ayant un PH proche de 7 et présentant une forte résistivité.

Un réflexe de mastication complet

Deux règles de base : manger lentement, dans le calme, sans distractions et mastiquer longuement pour produire de la salive et pré digérer les aliments (meilleure assimilation des macro molécules).

Une routine sport et repos équilibrée

Le sport permet d’oxygéner le corps, faire circuler les liquides, évacuer les gaz et renforcer le système immunitaire. Le repos et la récupération sont tout aussi indispensable : streching, massages, bon sommeil…permettent aux muscles de récupérer et de diminuer le stress qui acidifie l’organisme.

 

 

Chacun trouvera les options, stratégies qui conviennent à son mode de vie  !

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